Le récital d’El Commandante
Valery Gergiev a dû se régaler. Présent au stade Vélodrome ce samedi pour assister à la rencontre OM-Sochaux, l’éminent chef d’orchestre russe – ami de
Margarita Louis-Dreyfus – a pu contempler les prouesses d’un confrère d’un autre style.
Lucho.
Lucho Gonzalez«
A l’heure actuelle, rien n’a changé. Il est toujours là et, quand je le mets sur le terrain, je ne me pose pas de questions ». A l’entendre dire, les rumeurs liées au possible départ de
Lucho ne semblent pas affecter
Didier Deschamps au moment de cocher le nom de l’Argentin sur la liste des titulaires. Une confiance plus que justifiée si l’on s’en tient aux récentes sorties du Gaucho. Double passeur décisif dans le money time du Trophée des Champions contre Lille, El Commandante avait annoncé la couleur. Rebelote une semaine plus tard, tout d’orange vêtu à l’image de ses partenaires,
Lucho semble néanmoins briller de mille feux au milieu de l’arène, pour l’ouverture du championnat. Au cœur d’une formation olympienne entreprenante dans son début de partie,
Lucho fait figure de chef d’orchestre. Pas étonnant dans ce cas si le point d’orgue de la soirée viendra de ses pieds. D’une splendide reprise de volée tout en toucher, le numéro 8 marseillais expédie le cuir au fond des filets de
Richert. Premier moment fort de la saison phocéenne, immédiatement suivi d’un frissonnant hymne à la gloire de l’Argentin. Et les virages d’entonner le désormais classique, «
Ohé, ohé, ohé, ohé… »
Mbia : « La performance de Lucho ? Magnifique »Toujours en mouvement, disponible pour ses coéquipiers, le commandant de bord phocéen régale. Petite balle piquée par ci, décalage dans l’intervalle par là.
Loïc Remy et
André Ayew ne s’y trompent pas et font marcher à plein régime la connexion meneur de jeu – attaquant. Ouverture dans le dos de la défense pour le premier (3e), subtile remise de la tête pour le second (35e). Pas encore de quoi faire son entrée dans le registre des passeurs décisifs de ce nouvel exercice, mais une preuve manifeste de l’implication du garçon. D’autant que le numéro de soliste de l’Argentin n’est pas prêt de s’estomper. Double sombrero à l’entrée de la surface, reprise du gauche enchaînée. Ça passe à côté (79e). «
Si elle est dedans, c’est pareil », semble se dire
Teddy Richert. Tout comme nous. En début de seconde période, le portier sochalien avait cette fois-ci dû s’employer pour détourner sur son poteau un nouvel assaut du conquistador sud-américain (49e).
Lucho ne fera finalement pas plier la balance en faveur de son équipe favorite. Mais le principal enseignement de la soirée est ailleurs. En dehors du résultat, l’intéressé aura marqué les esprits.
Stéphane Mbia fait bien entendu partie de ceux-là. Du haut de sa défense centrale, le lion indomptable camerounais était aux premières loges pour assister à la performance, jugée par ses soins «
magnifique », de son partenaire. «
Mon souhait, qu’il reste avec nous pour nous apporter ce plus ». Le message est passé.
OM.net